A mon fils Fabien

Valfréjus est perché sur le flanc d’une montagne près du Mont-Thabor

Sur les pentes enneigées, Lionel a besoin de Fabien son mentor.

Il sont amis d’enfance et forment un duo idéal.

Dans la proximité de cette station alpine, on descend un petit chemin

Légèrement courbé et incliné : Voilà, une chapelle est érigée pour le pèlerin.

Pour prier, l’homme doit s’agenouiller sur une pierre froide. C’est fondamental.

« Charmaix » est le nom de la pieuse chapelle adossée à un précipice,

Où coule impétueusement un torrent glacé. C’est le solstice.

Sa charpente est massive car le toit est recouvert de lames de schistes,

Une grille forgée empêche le viol de ce « Charmaix » profond

Et des fleurs immortelles accueillent l’être pieux dans sa méditation

Mi-Août, on chante des Psaumes et l’évêque porte son Améthyste.

 

A moyenne altitude, la promenade à skis est exaltante et joyeuse

La dénivellation est légère et on fend les essences épineuses

Sur un long chemin balisé, couleur diaphane et sinueux.

La neige écrase de son poids un chalet dont le toit est couvert de lauzes.

Skiant, Lionel est éreinté tandis que son ami Fabien se prend pour « Atos ».

Jeunes hommes réservés et posés, ils orchestrent magistralement le « Jeu ».

 

Versant italien, les nuages coiffent la cime des monts immaculées

Et une ville s’offre à nos pieds par un chemin vertigineux.

A l’opposé, « Modane » est un bourg aux avants postes frontaliers.

Là-même, Dieu gouverne les êtres et tout ce qui est visible ou invisible

Les effets de la guerre furent ressenties dans la souffrance et l’indicible,

En « Haute-Maurienne » les hommes transcendent le bras séculier.

                                                         Fait à Paris le 24 Oct 2000

Fabrice Duniach

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