L’amour divin

Contre eux j’ai fatigué l’eau, la terre et les airs
( Virgile )

A quoi pensent ces flots qui baisent, sans murmure,
Ce roc à la chair glacée et indestructible ?
De leur amour charnel naît, sans aucune mesure,
Un monstre d’où l’archange occira ce monstre terrible.

Ce monstre, aux dents acérées et aux pattes griffues,
Est la fille incestueuse de Méduse et d’un Dieu.
L’archange glorieux, dont la main armée tue,
Chevauche son fier coursier en tenant son pieu.

J’épanche mes vers, mes strophes et mes pensées
Ethérées pour les êtres spirituels car j’idolâtre
Avec piété Jeanne et je suis aimablement commandé
Par Dieu et ses mânes pour tisonner notre âtre.

En défaveur de la Gorgone vaincue par l’invincible Persée
Et au contredit de ce monstre, dont le destin sera fatal
Ma muse attendrie est éminemment heureuse et comblée
Quand je poétise, je prophétise et je versifie l’immoral

L’artiste a immortalisé d’une main fébrile l’archange
Qui tient sa lance tranchante, effilée et fulgurante
Il est capable de pourfendre l’infâme qui mange
Et vomi d’inaptes vociférations lancinantes.

Fait à Paris le 30 Oct. 2000

Fabrice Duniach

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