l’epée de damoclès

Comme Damoclès, un de ses flatteurs, lui parlait
En conversation de ses richesses, de ses ressources,
De la grandeur de son pouvoir, de son opulence et de
La magnificence des demeures royales et qu’il disait
Que personne n’avait jamais été plus heureux que lui,
Il lui dit : « veux-tu, Damoclès, puisque ma vie te plaît tant,
Y goûter toi-même et faire l’épreuve de ma fortune ? »
Damoclès ayant dit qu’il le désirait, il le fit placer sur
Un lit d’or couvert d’un très beau tapis paré de superbes
Broderies à sujet ; et il fit orner les crédences de vaisselle
D’or et d’argent ciselé. Alors, sur son ordre des esclaves
Choisis, d’une grande beauté, se tinrent près de la porte, et,
Attentifs au moindre signe faisaient le service. Il y avait
Des parfums et des couronnes ; on brûlait des aromates ;
Les tables étaient chargés des mets les plus exquis.
Damoclès se croyait un homme heureux. Au milieu
De ces somptuosités, Denys fit abaisser une épée
Suspendue au plafond par un crin de cheval de façon
Qu’elle s’approchât du cou de cet heureux homme.
Aussi il n’avait plus de regard pour les beaux serviteurs,
Ni pour l’argenterie d’art ; il n’étendait plus sa main
Sur la table ; et les couronnes glissaient de sa tête.
Finalement, il pria le tyran de lui permettre de s’en aller,
Parce qu’il ne voulait plus être heureux…

Fait à Paris le 20 Jan. 2012

Fabrice Duniach

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